Chronique : Lunae Nocturna : transparency of memories

 

Note : ***

 

Lauréat et  vainqueur  du tremplin Crédit Agricole en 2003,  Lunae Nocturna quasiment la même année passait par la case studio d’enregistrement. Ou çà ? Dans notre bonne ville. Et oui nous sommes dotés d’un vrai studio d’enregistrement professionnel. Mais revenons à nos vampires, l’album débute par Une introduction emmené par le clavier hyper limpide de Niko et une superbe mélodie mélancolico-gothique, car ici nous avons affaire à cela, du pur métal progressif aux accents goths. La guitare est tranchante, incisive tantôt riffée à la manière d’un Heldfield(metallica pour les ignares), ou d’un Petrucci (j’ai dit à la manière ! je vous vois venir sinon). Bref, tout est réuni ici pour le faire et ce même la fin quasiment black de cette introduction. Arrive la chanson titre « transparency of memories », joyau des joyaux avec le chant de Sabrina qui s’étire majestueusement. Alternance tempos rapides, tempos lents.  Lunae Nocturna est malin et sait jouer avec les thèmes et les moments. On est surpris des fois décontenancé mais ce qui est sûr c’est qu’il se passe quelque chose dans cette musique. Le corbeau s’envole sur « flight of Karasu », qui reste une morceau hyper néo-classisant. Le chant appuyé par des chœurs plus death fini sur des tempos rapides techniques à la Dream Theater . Que dire de cet ultime voyage initiatique offert par une musique et une voix à l’unisson sur « dust of stars ». La suite de l’album reste dans la même tension avec ce mariage entre lyrisme, métal prog, et thèmes chers à nos amis gothiques. La basse n’est pas en retrait et dessert à merveille les compos. Bref tout est bon là dedans. Et Lunae sait aller chercher des mélodies d’autres univers comme sur  « lord in quest » et son thème arabisant (j’adore…) Alors que dire de mal ? Allez si un peu. La voix est belle, très belle mais manque un chouillat d’articulation, la batterie aurait mérité un tantinet plus de son mais bon vous savez y a mieux mais c’est plus cher.  Album inclassable tellement il est riche, à ranger à côté d’un Dream Theater ou d’un Nightwish. On garde tout.