Chronique : LITTLE
BOB “the gift” ***
Trois décennies qui nous
taraude avec ses riffs qui sentent l’asphalte, le cambouis, le whisky et
surtout le pub rock en sueur. Little Bob est de retour ? Oui, et comme on
dit de l’autre côté de la manche « well and alive ». L’homme
est toujours pareil, égal à lui-même, toujours droit, franc et reste un
parfait pilier du riff qui tue, et qui fait chaud au cœur. Alors si vous
souhaitez remuer la tête, vous aérez les neurones (dieu sait si en ce moment
on en a besoin) il faudra l’acheter, l’emprunter (pas pour le graver), ou le
voler à votre grand-mère ou à votre belle-doche. Et là en écoutant vous
comprendrez ce que veut dire : rockn’roll. Chaque chanson est un coup de
santiag dans la tronche, pour que vous remettiez le couvert à chaque fois.
Jamais vu Bob avec autant de fougue que sur « county jail boogie ».
Et tous les autres morceaux de la galette sont ainsi plus cartons, plus forts
les uns que les autres. Il y en a
13, comme quoi faire rimer quantité et qualité n’est pas impossible et
impossible pas français hein ! (oui je sais elle était facile). Mais
Little Bob c’est comme la lessive un agent nettoyant (1ère galette) et un
agent douceur (2ème galette) . Donc deuxième CD avec des reprises orchestrées
par le Bob, et jouées par Bertrand, Nico, Gilles et Nicolas. Sept au total et
énormes à chaque fois : master of war magistral, un back door man précis
à souhait, et daddy rolling stone tout au feeling. Ca y est la leçon de
rock’n roll est finie et on en a prit plein la tronche. Car c’est lui notre
« king of rock’n roll » français. Aucune leçon à recevoir de
quiconque puisque les cours ils les dispensent depuis trente ans qu’il tourne
sur toutes les routes de France et de Navarre. En tout cas bravopour ce nouvel
opus, chaud, plein de feeling, précis, costaud et surtout impeccable. Pour les
autres qui n’ont jamais vu, ne connaissent pas, y a plus rien à faire….